Interview de Geoffrey Bruyère – CEO de BonneGueule

“Aider les hommes à mieux vivre leurs vêtements et proposer une mode généreuse mais aussi plus responsable“, c’est l’objectif de Geoffrey Bruyère. Dans la première interview de la mini-série « Et Demain », le fondateur de BonneGueule.fr partage sa perception de la crise du COVID-19 et les actions mises en place dans sa société pour faire bouger les choses et aller de l’avant.

L’histoire de BonneGueule

Bonne Gueule, c’est l’histoire de deux amis passionnés par la mode : Benoit et Geoffrey. L’aventure commence par le lancement d’un blog de mode masculine, peu nombreux en 2007. Très animé, le blog voit ses audiences augmenter rapidement.

Malgré cette croissance de l’audience, c’est seulement après de nombreuses demandes de lecteurs que les deux fondateurs sortent leurs premiers vêtements et créent une marque à part entière en 2014. Bonne gueule c’est donc une marque de vêtement adossé à un media.

C’est d’ailleurs le site de mode masculine le plus consulté en Europe avec plus de 5 millions de visiteurs uniques par an. L’activité « marque de vêtement » est une DNVB (Digitally Native Vertical Brand) et compte 45 employés. Cette activité est rentable et en forte croissance !

La mode oui, si elle est responsable

Selon Geoffrey, “la mode a pas mal de petites choses à se reprocher même si elle fait des efforts”. Comme il le souligne durant cette interview, être plus responsable passe tout d’abord par une bonne gestion de la quantité de production. Même si cela peut paraître évident, la crise du COVID-19 et les stocks qui ne désemplissent pas nous rappellent à quel point leur gestion est primordiale bien que complexe. La question de la provenance des matières premières est aussi un point essentiel.

Geoffrey affirme que Bonne Gueule importe la majorité de celles-ci depuis l’Europe et le reste depuis le Japon. En revanche, tout est fabriqué dans les frontières européennes. Être responsable, c’est aussi se montrer transparent comme l’indique Geoffrey après avoir partagé publiquement le montant de son salaire de chef d’entreprise. La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), “ce n’est plus quelque chose “nice to have” mais c’est devenu quelque chose d’obligatoire” selon lui.

Pas épargné, mais optimiste

Comme pour tous les commerces durant la période du confinement, Bonne Gueule n’a pas été épargné. Pour Geoffrey, la priorité était d’abord sanitaire. Il a fallu protéger les clients comme les collaborateurs en respectant notamment les règles mises en place dans l’industrie de la mode.

Pour autant, Geoffrey espère finir l’année à l’équilibre même si cela implique de “faire de gros efforts sur les coûts”.

Le COVID-19, vecteur d’opportunités

Comme Geoffrey l’explique, la crise du COVID-19, bien qu’elle soit profonde, peut aussi être source d’opportunités. Chez Bonne Gueule, ce sont notamment les prestataires informatiques qui ont plus de temps à leur accorder. Cela permet à l’entreprise d’avancer sur la roadmap de développement et d’améliorer leur service. 

L’entreprise a pu mettre en place son “web-to-store” et l’affichage de chaque produit dans chaque boutique depuis le site web.

Réagir face à la crise

Il est difficile de prévoir combien de temps la situation actuelle va durer. Afin d’être le plus résilient possible, chez Bonne Gueule, c’est la vision managériale qui a changé la première. Alors que les start-ups ont plutôt tendance à réfléchir sur leur stratégie long terme, Geoffrey et son équipe s’efforcent de penser en “technicien plutôt qu’en stratège”. La réflexion se porte désormais davantage sur le court terme, sur les actions opérationnelles qui peuvent être mises en place en quelques semaines, quelques mois.

Être au plus près de ses équipes est également essentiel. La crise pouvant entraîner beaucoup de stress, il est important pour Geoffrey d’aller plus loin qu’un simple “ça va ?” en transformant la question en un “qu’est ce que l’on peut faire pour vous ?”.

Aller de l’avant

D’après Geoffrey, la crise ne provoque pas de changement majeur pour l’entreprise. Selon lui, les start-ups réfléchissent constamment au “monde d’après” sans que la thèse fondamentale sur laquelle l’entreprise est bâtie ne change pour autant. La société évolue constamment mais garde le même cap. La crise aurait plutôt tendance à accélérer les changements du marché, les révolutions et les nouvelles attentes du consommateur déjà latentes. Selon Geoffrey, “ce sont les acteurs nativement adaptés pour le monde d’après (au sens large et au niveau de la crise) qui vont prendre des parts du marché”. Il faut encore une fois rester tactique et pragmatique pour bénéficier de cette ré-accélération.

Pour aller de l’avant, toute l’équipe de Bonne Gueule cherche à tirer du positif de cette situation, avec par exemple les probables pas-de-porte disponibles pour les nouvelles boutiques de Bonne Gueule ou accélérer les refontes plateforme media et e-commerce, sans compter le développer de développement de nouvelles options de paiement. Ce sont ce genre de questions précises qui vont leur permettre de répondre au mieux à la situation actuelle.

Conclusion

Pour Geoffrey, la crise accélère une transition qui a déjà lieu. Les entreprises sont obligées de se réinventer quotidiennement sans perdre le cap initial qu’elles ont choisi. En se focalisant sur des actions tactiques tout en étant ouverts aux opportunités que la crise a fait naître, BonneGueule prépare l’après COVID-19 en adaptant toujours plus son offre à son marché.

rédigé par l'excellent

Benoit Renard

Benoit Renard

Head of Marketing

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